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 un conte de fée | ft. Cornelius et Sam

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MessageSujet: un conte de fée | ft. Cornelius et Sam   Jeu 13 Juil - 21:46

L’Île s’est tellement éloigné derrière qu’on ne distingue même plus sa silhouette voûtée à-travers les épais nuages. Depuis que Cléo s’est envolé, le ciel s’obscurcit et devient plus compact, comme si une tempête se préparait. L’océan gris s’étend sous ses pieds en un horizon sans fin. La pression atmosphérique alourdit ses ailes et broie sa petite cage thoracique. Impossible de distinguer le nord du sud, le derrière du devant, et le tournis devenant si intense, ni même le haut du bas. Seul son équilibre est assuré par les deux sacs de noisettes qu’elle porte de chaque côté en bandoulière et qui frappent ses flancs en rythme. Pourtant il lui semble ne pas se tromper de route. La Mer Imaginaire ne saurait engloutir l’obscur objet de sa quête -même si ce serait un fier service rendu de sa part. Pour retrouver le Cthulhu, elle se fie à un indice : le mauvais temps. Ainsi elle fonce à toutes ailes vers les nuages de plus en plus noirs, comme si le navire sinistre ne pouvait se trouver qu’au cœur d’un ouragan.

Au-dessus des nuages, elle aperçoit enfin ses contours et s’élance. Le Cthulhu balance sa sinistre coque parmi les vagues. Il est encore plus déprimant que dans son souvenir et elle se demande encore quelle force indécente la pousse à revenir déplier son petit transat pour une nouvelle croisière en enfer. Cléophée descend en flèche vers le mât, cachée par l’épaisse couche nuageuse aux yeux des membres d’équipage. Lulu doit être couché dans son petit cercueil de cale.
Alors que le bateau s’approche à toute vitesse, un point attire son œil vers la gauche. Un autre point qui fonce à toute vitesse -…droit sur elle. Elle s’arrête une seconde pour reconnaître ce qui semble être un boulet de canon sorti de nulle part quand soudain elle comprend de quel type de comité d’accueil il s’agit et pourquoi cette chose à l’air de fuser à sa rencontre. La sale petite race de rapace qui sert d’animal de compagnie au Quartier-Maître lui ouvre grand les serres et le bec ! Cléo pousse un petit cri de poussin et une seconde avant l’impact choisit la solution de la panique : sa forme humaine éclot d’un coup dans un grand « pop ». Elle a juste le temps de dire « Oh non… » et elle chute tout d’un coup comme une enclume avant de heurter l’eau dans un gros « plouf ». L’impact l’assomme à moitié. Son corps nu s’enfonce lourdement dans une eau glacée tandis ce qu’elle bat des pieds et des mains pour remonter. Ses noisettes s’éparpillent autour d’elle et elle parvient à n’en rattraper qu’une poignée quand elle aperçoit quelque chose comme une algue ou…une chevelure…ondoyer à quelques mètres d’elle. Elle jaillit de l’eau en retrouvant sa taille habituelle et s’empresse de rentrer dans le premier hublot ouvert qu’elle rencontre.

Sur le pont elle entend de l’agitation. « Une femme à la mer ! », « Un ange noyé ! » et des conversations agitées sur une vision partagée à propos d’une indienne qui serait tombé du ciel. Cléophée ricane en se laissant glisser à l’intérieur. Ses pieds rencontrent -enfin !- la mollesse d’un tapis persan. Elle tient ses noisettes sous les bras et commence à s’enquérir d’un endroit où les cacher. Il n’y a personne dans la pièce à par elle. D’un coup d’aile elle monte sur une grande table en bois massif. Ses pieds mouillés laissent des petites traces sur la surface d’une carte étalée. Elle s’assoit sur un gros compas et regarde autour d’elle. Il y a une couche, c’est une cabine. Assez luxueuse en plus de ça. Un gros chapeau est posé sur le fauteuil. Il ne lui fait pas dix minutes pour l’identifier et réaliser chez qui elle s’est réfugié. Elle utilise la plume du chapeau pour s’éponger un peu, toute tremblante de froid, et enfonce ses noisettes dans un trou du parquet, sous le fauteuil.

Puis, minutieusement, elle se glisse à demie sous la porte pour jeter un œil dans le couloir.
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MessageSujet: Re: un conte de fée | ft. Cornelius et Sam   Jeu 13 Juil - 23:45

Prendre la mer avait été plus délicat que d'habitude. L'air de Neverland se remplissait d'une espèce de nostalgie. Un goût de foyer qu'on ne voudrait quitter. Quelque chose dans ces vieux paysages familiers s'était transformé en damnation et une mollesse paresseuse s'était emparé de l'esprit de tout l'équipage. Même Cornelius l'avait senti. Même lui soupirait, comme un regret, à l'idée de quitter l'île. Même temporairement. Neverland était minuscule pour un pirate. Mais c'était un coin de paradis où ils y étaient les seigneurs. Quelle raison les pousserait à s'éloigner de ses côtes ? Cornelius craignait de devenir comme beaucoup de pirates de Neverland. Des spectres errants sur ses plages. Ne trouver plus que des enfants et des peaux-rouges comme pauvres adversaires à leur errance. Non, plutôt l'Enfer. Cornelius devait chercher la motivation pour ses hommes. Quitter l'île et s'éloigner de ses néfastes influences. Il lui fallait une quête qui ravisse le cœur de ses hommes. Qui excite leurs instincts.

Cornelius trouva quelques légendes anciennes. La quête d'un trésor oublié. D'un empire asséché. Une prophétie à réaliser. Une semaine plus tard, Cornelius souriait de sentir la pluie et l'embrun sur son visage. Comme un nouveau souffle, sa joie éclatait en un grondement de tonnerre et l'ivresse de l'aventure exalta de nouveau tous ses hommes. Le Cthulhu hanterait encore les Mers Imaginaires.

Les vents les poussaient et une pluie fine et sinistre s'abattait sur les vieilles voiles pourries du navire. Ils se dirigeaient vers leur première destination. L'océan, gris et ronflant, les emportait sur de gigantesques dunes marines et l'écume se brisait sur la coque du monstre dans un fracas de canon. A sa suite, son inexorable et éternel cortège démoniaque. Parfois, des hommes s'amusaient avec elles. Ou seulement, s'amusaient-elles avec les idiots. Lorsque l'un des vieux membres de l'équipage les pendait alors au-dessus d'elles et du vide, que le malheureux ne voyait sous son nez qu'une marre en ébullition, des écailles affolées et des crocs sortis pour le croquer, il se souvenait qu'il était sans doute plus raisonnable de ne jouer qu'avec modération. Les hommes riaient en chœur, se moquaient gentiment de cette farce. Puis ils reprenaient le travail en sifflant tranquillement de funèbres berceuses maudites.

Le Capitaine Salazar se tenait droit et s'assurait, d'un œil étrange et d'un air lointain, que le vent les emporte bien à bonne destination. Son espoir résidait en la possible rencontre avec un autre navire. Cela faisait si longtemps qu'ils ne s'étaient pas battus en mer qu'il sentait une langueur vieillir les articulations rouillées de son équipage. Que tous les dieux des océans lui accordent cela. Seulement un navire marchand. Une partie de plaisir, un butin à partager, une joie de victoire et un combat qui expulserait toutes ces mauvaises frustrations de l'âme de ses bons matelots ! Mais seulement, au loin, l'océan qui bleuit et le soleil qui rougit.

Plouf !

Il ne fallait que cela pour attiser l'intérêt de tout le navire. Beaucoup abandonnèrent leur poste pour se hisser à bâbord. Voir. Cornelius entendait. Une femme, un ange, une indienne, un démon. La lassitude de cet équipage se laissait distraire par n'importe quelle vision délirante, pourvue qu'elle leur apporte un peu de surprise. Un peu d'espoir. Certains voulaient voir. Certains assuraient que si quelque chose était tombé dans l'eau, les sirènes l'auraient déjà dévoré. Ils se mirent à discuter et bientôt, Cornelius n'en doutait pas, son Quartier-Maître viendrait remettre de l'ordre après que les hommes aient pu se repaître du peu d'intérêt qu'avait offert cette curiosité.

Pourtant, le capitaine qui avait vu cette petite silhouette que du coin de l’œil, était tout aussi intrigué par cette étrangeté. Pendant que le calme revenait et que chacun retrouvait ses occupations - non sans en discuter à mi-mot, avec une excitation mesquine - Cornelius se rapprocha du bord pour y voir plus clair. L'eau était sombre comme le ciel. Trouble et profonde. Il ne vit rien. Mais les sirènes n'agissaient pas comme à leur habitude. Elles nageaient en grands cercles prédateurs et semblaient chercher l'animal qui était tombé - réellement - du ciel. Et levant les yeux, Cornelius n'aurait su y donner une explication. Tant pis. Sans doute le cadavre d'une proie qu'un oiseau à dû faire tomber par mégarde. Bien qu'il n'y fut pas entièrement convaincu, il s'en contenta en songeant que le fin mot de cette histoire n'aurait d'importance que si elle se dévoilait.

Cornelius fit signe à son Quartier-Maître de le suivre dans la cabine lorsqu'il crut reconnaître soudain les rebords, au loin, d'une petite île déserte. Il espérait pouvoir lui donner ses instructions. Et étrangement, il désirait parler de ces choses, de ces indices un peu surnaturels qui s'entassaient. Sans doute, Cornelius n'y aurait guère prêté attention si les choses s'était arrêtés là. Mais le comportement des sirènes, les indices laissés, ce qu'il avait trouvé et ce profond et immuable sentiment, au fond de lui, que quelqu'un s'était invité sur le navire sans son accord... Tout convergeait vers une même certitude. Et sans doute par instinct ou car il faisait un lien étrange entre cela et le petit incident sans conséquence d'il n'y a que quelques minutes, le capitaine désirait mettre au clair ses suspicions avec son fidèle second.
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MessageSujet: Re: un conte de fée | ft. Cornelius et Sam   Ven 14 Juil - 0:13

Le navire voguait fièrement, l'étendard frôlait les nuages noirs qu'offrait le ciel. Tous les éléments s'accordaient pour rendre au Cthulhu sa gloire. Les vagues se brisaient contre la coque, ouvrant un passage pour ces chiens de l'Enfer. Un ricanement maudit se fit entendre quelque part dans la brume. Le Quartier-maître, le visage levé vers le ciel profitait pleinement de la pluie qui venait couvrir son visage. L'odeur de la tempêtre le réjouissait, il savait que devant eux se dressait le monde entier, prêt à courber l'échine face aux maudits des océans. Lady Crimson était également de sortie, voltigeant aux alentours du navire, heureuse elle aussi de ce temps. Elle y avait été habituée depuis bien trop longtemps et si voler lui demandait plus d'effort lorsque le vent était plus intense, elle semblait y prendre du plaisir.

Plouf

Une créature tomba du ciel droit dans les eaux. Les sirènes avaient vite fait d'entourer l'endroit de la chute. Déjà les voix s'élevaient. Certains parlaient d'une femme, les autres d'un ange. Quelque soit cette créature elle devait déjà rougir de son sang les profondeurs des eaux et régaler les sirènes d'une chair tendre et Sam l'espérait, savoureuse.
Le Boucher leur donna tout au plus une minute pour observer les eaux puis rappela les hommes à leur poste.

- Quiconque déserte son poste durant une tempête verra son dos rougit par mon fouet ! Les bouts de chairs qui se détacheront iront nourrir mon aigle et les sirènes !

Tous sans exception regagnèrent leur poste. Les mousses parce qu'ils craignaient la réputation du Quartier-maître et les anciens parce qu'ils savaient de quoi il était réellement capable.
Satisfait de son autorité, Sam jeta un coup d'oeil vers le ciel. Si les hommes avaient regardés où avait atterri la créature, Samuel préférait porter son attention vers l'endroit d'où elle venait. Il ne vit rien si ce n'est une silhouette voltiger en cercle. De toute évidence Lady Crimson avait vu la scène de plus prêt et dans son entierté, peut-être n'y était-elle pas étrangère. Si seulement elle était dôtée de parole...
L'oiseau finit par plonger vers le navire en poussant un cri strident, signifiant par la même occasion qu'elle avait effectivement assisté à quelque chose de suspect dans le ciel et que, de toute évidence, sa proie lui avait échappée. Samuel y aurait surement porté plus d'attention si le Capitaine ne l'avait pas appelé. Il laissa donc la surveillance à un maître d'équipage et alla rejoindre le Capitaine Salazar, le suivant à l'intérieur de sa cabine.

- Capitaine ?
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MessageSujet: Re: un conte de fée | ft. Cornelius et Sam   Ven 14 Juil - 16:44


Cléophée entend l’agitation s’atténuer peu à peu et essaye de ramper sous la porte de la cabine pour aller retrouver discrètement Lulu et se glisser dans sa poche en attendant son réveil.

En quelques aboiements bien virils, les gradés du vaisseau remettent l’équipage en mouvement. Finalement cet accident qui aurait pu être tragique a constitué une diversion parfaite pour s’éclipser sans risquer de croiser quiconque. Quelle sombre bande de mâles ahuris… Elle pousse sur ses avant-bras pour sortir de la cabine mais le bas de porte n’est pas assez raboté. « C’est pas vrai… » Son derrière reste coincé. En battant des jambes, elle pousse de toutes ses forces mais ne parvient qu’à se broyer les hanches un peu plus.
Des pas approchent. Subitement, elle tente de faire marche arrière et de se replier dans la cabine. La porte s’ouvre quand elle vient tout juste de rentrer sa tête et la projette contre le mur sans ménagement.
Un peu sonnée, elle se dépêche de courir se cacher sous les pieds d’un secrétaire sur lequel sont entassés des dizaines de cartes pendant que les deux titans rentrent dans la cabine.

Accroupie, elle regarde un peu autour d’elle et reconnaît instantanément leurs deux voix. Ce sont les deux psychopathes autoritaires du navire, Grand-Sournois et Capitaine-Vénéneux. En portant une main horrifiée contre sa bouche, elle réalise d'une part qu'elle est dans la cabine personnelle d'un de ses deux chameaux et, d'autre part, que le coup de porte lui a parfaitement éclaté le nez et que sa frimousse est toute en sang.

Sous la porte, ses ailes ont fait tombé des centaines d’écailles blanches brillantes et de minuscules gouttes de sang sont tombées sur son chemin.
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