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 In the dark of the night • Anne

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MessageSujet: In the dark of the night • Anne   Jeu 6 Juil - 23:43



"A l'injure, la Réponse."
Anne Hudson

feat Eva Green

Nom Complet Anne Hudson • Surnom Anne est déjà un surnom. Son vrai prénom, Diana, a été oublié depuis son plus jeune âge. • Age 35 ans. • Lieu de naissance Angleterre. • Nationalité Neverlandienne • Situation maritale Célibataire. • Orientation sexuelle Ecoeurée. • Métier Lavandière et serveuse à l'auberge. • Est arrivé comment à Neverland ? Grâce à l'Ombre, lorsqu'elle était enfant. • A fait allégeance à elle-même. C'est déjà bien. • Particularités Aucune •


Qui es-tu ? • Chasse le naturel et il revient au galop, dit la devise. Celui de Anne s'est envolé pour ne plus jamais revenir.

Anne a dû se forger un caractère dur. Un carapace en acier. Des griffes au bout des mains et le mot acerbe. Anne est une femme revêche et difficile d'approche. Inaccessible, elle est, pour ses voisin, la triste et funèbre Madame Hudson. Parfois même, "La Sorcière". Car Anne n'a plus fréquenté ses amies depuis l'incident, car Anne n'a plus eut la générosité pour ceux qu'elle connaissait depuis qu'elle a comprit qu'elle était seule, Anne est devenue ce monstre d'égoïsme et de sévérité qu'on connait aujourd'hui. Sa bouche n'a que peu de paroles douces. Et même les pirates les plus intimidables et les jeunes mousses n'osent guère embêter la vénérable et respectable Madame Hudson. A l'auberge, on la respecte. Car n'a-t-elle aucune crainte de virer les fauteurs de troubles avec un pistolet dans la main. Au lavoir, elle frotte ses vêtements en silence pendant que les autres jeunes femmes rient et commèrent avec insouciance. Parfois, on lui dit bonjour - et répond-elle toujours avec politesse - et parfois, on rient à son passage. D'autres la fuient. Mais jamais la voit-on discuter avec les femmes de son âge. Madame Hudson est parfois prise pour une folle. Et parfois, lors des nuits claires, on peut entendre des sanglots, lorsque l'on passe près de sa maison.


A quoi ressembles-tu ? • Ses cheveux sont noirs, son regard est noir, son attitude est sombre. Anne est une femme qui porte son désespoir et sa haine sur son visage. Victime comme bien d'autres des injustices que promet l'île à ceux qui ne rêvent que d'une vie simple, son corps a gardé les stigmates de sa douleur. Amaigrie, les joues creuses, des cernes qui se couchent à la lisières de ses grands yeux bleus, son corps n'est plus le paradis juvénile d'autrefois. Quelques profondes cicatrices marquent ses peines passés. Ses cheveux sont plats et manquent d'une vitalité qui jure avec sa naturelle féminité. Ses lèvres fines et asséchées ne sourient plus que tristement ou avec un sarcasme macabre. Quant à ses mains, rugueuses comme celles d'un homme, ses veines les parcours et la veillissent encore et encore. Anne n'a plus aucune lueur en elle. Plus aucune joie à offrir. Plus aucune larme à pleurer.

Pourtant, elle n'est pas si âgée et a encore tellement d'années à vivre. Parfois, au recoin d'un souvenir bienheureux, sa jeunesse reparrait en un rayon fugace. Sa colère disparait et sa féminité exalte ses gestes d'une élégance sauvage. Comme un chat fauve. Un félin gracile. Mais toujours dans l'éphémère, son apathie revient. Ses épaules se tendant. Son regard redevient mauvais et son dos se courbe comme si elle portait le poids du monde sur ses épaules.

Anecdote  • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote • Anecdote •

Hey ! As-tu une petite minute à nous accorder ? Oui ? Parfait ! Installe-toi et l'interview peut commencer.

Comment es-tu arrivé(e) à Neverland ?  •  répondre ici
As-tu déjà fait allégeance à une quelconque personne ou peuple et si oui le ou lesquels dis-moi ?  •  répondre ici
Comment trouves-tu l'île ?  •  répondre ici
Ah oui, j'allais oublier mais est-ce que tu as déjà croisé les pirates ou même cette mystérieuse ombre ? On raconte à son sujet que bon nombre des habitants de cette île sont ici à cause d'elle.  •  répondre ici
As-tu un dernier mot à dire ? Que comptes-tu faire maintenant ?  •  répondre ici

Je te remercie beaucoup pour nous avoir donné un peu de ton temps pour répondre à ces quelques petites questions.


Prénom répondre ici • Surnom répondre ici • Age répondre ici • Comment es-tu arrivé(e) ici ? répondre ici • Tes fréquences ? répondre ici • Le code du règlement répondre ici



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MessageSujet: Re: In the dark of the night • Anne   Jeu 6 Juil - 23:43


Once Upon A Time

"Raconte nous ton histoire"
 
Diana était une rêveuse. Avant. Diane était une femme vive et envolée, vivant sur la vague de sa folle jeunesse. Avant.

La vie est passée par là. La misère, la faim. La maladie, la violence. La mort, a désillusion. La peur, les tourments.

Diana était une enfant aimée et adorée de ses parents. Un couple bourgeois qui l'avait promis à un riche notable anglais, comme il est coutume de le faire. Elle aimait la lecture, faire ses partitions et écouter ses parents. Diana avait l'avenir devant elle et bien que ses espoirs d'aventures furent vites étouffés par l'ambition de ses parents de la voir devenir une femme honnête et pas trop aventureuse, elle ne put jamais se plaindre de son sort privilégié.

Quand une ombre apparut.

C'était une nuit d'hiver où le vent soufflait fort et sifflait à travers les fenêtres. Des papiers volaient et les feuilles ressemblaient à des spectres, à travers leur silhouette découpées par le rayon de lune. Puis une ombre passa et la fenêtre éclata dans un tonnerre de bris fracassant. La nuit dévorait son coeur et alors qu'une lourde et pesante fatigue alourdissait ses yeux de fatigue, Diana sentit son corps s'envoler.

Deuxième étoile à droit puis tout droit jusqu'au matin.

Le lendemain, Diana se retrouva seule. Une forêt. Une île. Bien incapable de se repérer, elle pleura sa mère et son père longtemps avant qu'elle ne fasse sa première rencontre avec une fée de Neverland. Une fée d'or et d'argent qui émettait un tintement doux et si apaisant qu'elle en oublia sa mère, son père et ses problèmes. Elle la suivit à travers les bois. Et rejoignit alors les Enfants Perdus.

Elle était très jeune encore. Et trouva vite ses marques. Comme tous les enfants perdus, elle fini par oublier ses parents définitivement. D'abord, elle oublia leur nom. Puis leur visage. Puis après quelques années d'insouciance, elle fini par oublier qu'elle était née de l'amour des adultes. Auprès de Peter Pan et de la grande troupe, elle participa à tous les jeux. Sa naturelle douceur faisait d'elle une grande soeur aimante et elle appréciait d'avantage lorsque Peter racontait des histoires où lorsqu'il fallait s'arrêter à des activités plus calmes.

Puis un jour, des années plus tard, elle saigna pour la première fois. Ces choses de filles qui ne se discutent qu'entre filles mais qui, au sein des Enfants Perdus, ne se dit pas. Diana devenue Anne pour tous ses camarades, s'isola de honte et de peur. Ses premières règles furent douloureuses. Elle ressenti les stigmates de sa nouvelle vie comme le début du cauchemar.

Lorsqu'elle revint au groupe après quatre jours, personne ne sembla avoir remarqué son absence et elle fut accueilli comme si elle ne s'était jamais enfuie. Et tous les mois, Anne recommençait ce rituel. Et chaque nouveau mois, il semblait que les autres enfants oubliaient son existence au sein de la communauté. Petit à petit, Anne eut des poils aux endroits de son corps qu'elle n'imaginait même pas. Ses formes s'arrondirent. Sa silhouette s'affina. Sa voix s’aggrava. Mais pire que tout, ses pensées se tournèrent de plus en plus vers les pirates. Et parfois, par jeu et complaisance du risque, elle rassemblait son audace et allait observer les marins, de loin. Avec une étrange fascination. Une étrange admiration. Une crainte et un souffle court qui lui chatouillait le creux de l'estomac. Elle s'échappa de plus en plus du groupe pour aller au port. Découvrir le monde des adultes qui lui apparaissait comme celui de la sensualité naissante qui germait en elle. A cette époque, Anne avait encore des feuilles pleins la crinière, emmêlée de boue et de terre. Elle était maigre et écorchée sur tout le corps. Son regard était encore rempli d'une étrange lueur innocente.

Un jour, elle s'approcha si près qu'un pirate vint à elle, le mot de sucre et la main douce. La grande main d'un homme qui rassure, qui attise d'étranges désirs. Mais lorsque cette main se montra plus pressante et qu'Anne se rendit compte que cette force qu'elle pensait pouvoir la protéger pourrait être également son ennemie, il était déjà trop tard. Elle se cogna partout et dans la panique, seul son poing contre sa pommette avait réussi à calmer ses cris incontrôlables. Lorsqu'il s'en alla, elle resta prostrée longtemps. Incapable de savoir pourquoi ne s'était-elle pas méfié. Convaincue qu'elle avait attisé un feu trop fort pour elle. Fiévreuse et humide, elle quitta le port pour retourner chez les Enfants Perdus. Mais on ne lui accorda aucun accueil. Elle était allé chez les pirates. On le savait. On l'avait vu. Elle avait trahi ses frères et soeurs. Alors elle quitta la forêt et erra.

Elle se retrouva au port où, à présent adulte, elle était bien forcée de commencer sa vie d'adulte. A la rue et sans abri, elle rencontra son amie la pauvreté et la famine. Et malgré les maigres rations qu'elle avalait, elle ne pouvait que constater ses courbes qui gonflaient. Ses formes qui s'arrondissaient. Son ventre gonfla, gonfla comme un ballon. Anne accoucha dans un coin de rue, sans assistance. Après le travail, incapable de se relever du sol humide et boueux, elle laissa le fruit de ses entrailles mourir avant de commencer à s'éteindre à son tour. Sans aucune force nulle part. Silencieuse et pitoyable. Sale et poisseuse de sang et d'excréments.

Lorsqu'elle se réveilla, elle était propre. Dans un lit. Un feu chaud et paisible crépitait dans l'âtre d'une humble cheminée. Un plateau de fruits secs, de pain et d'eau l'attendait à son chevet. Son corps entier était douloureux. Une fatigue l'empêchait de bouger. Un homme vint la voir et se présenta. Monsieur Hudson était un pêcheur du port. Un vieil homme sage et bienveillant qui l'avait sauvé de la mort. Son sourire était toujours triste et aimable. Il avait un gros ventre rassurant et des grosses pattes de travailleur. Sa barbe blanche lui donnait un air de Saint Nicolas. Anne n'eut d'autre choix que de rester et d'accepter les soins de celui qui l'avait sauvé.

Monsieur Hudson aimait la mer et l'océan. Il racontait alors qu'il avait toujours rêvé de voguer mais n'avait jamais osé franchir le cap. Alors, avait-il vieilli doucement avant de finir pêcheur. Pendant que Anne se reposait et l'écoutait d'une oreille attentive, Monsieur Hudson racontait les bons souvenirs qu'il avait eut avec sa femme. Comment ses enfants ont fini par quitter le foyer et comment avait-il appris à apprivoiser la solitude inexorable liée à la vieillesse. Quand Anne put de nouveau s'asseoir ou se lever quelques minutes, elle apprit à vivre à ses côtés. Se rendait-elle utile lorsqu'elle le pouvait. Par reconnaissance et amitié. Doucement, le temps passa et après quelques mois, Anne s'habitua à la vie auprès de son vieux nounours. Elle apprit à l'aimer comme un père et finalement, après un an de vie commune, ni Anne, ni Monsieur Hudson ne songèrent à ce qu'elle quitte le foyer. Comme un contrat tacite, ils s'offraient mutuellement le foyer dont ils avaient besoin. Anne n'était alors qu'âgée de 14 ans. Elle finit par prendre son nom de famille et se déclarer auprès des voisins médisants comme sa fille.

Anne apprit la pêche, la cuisine, la couture. Elle prit l'habitude, chaque soir, de raconter des histoires à Monsieur Hudson avant de le border dans son lit. Evidemment, la vie au port n'était guère simple et chaque jour, Anne dût apprendre à se défendre des pirates sans chercher les ennuis. Par précaution, Monsieur Hudson lui offrit un poignard qu'elle jura de toujours garder près d'elle.

Si aujourd'hui, ce ne sont que des anecdotes qu'elle raconte avec amusement, Anne se souvient que chaque fois qu'elle fut contraint d'utiliser ce poignard, ce fut en de dramatiques situations. A tel point que cette arme se rempli bientôt de ses pires souvenirs et de ses plus gracieuses reconnaissances. Toutefois, vint toujours ce malheureux instant où les réflexes ne sont pas assez vifs. Et où le destin se refuse à être contrecarré.

Anne rentrait du marché lorsqu'elle découvrit la porte de la maison fracassée. Elle hésita longtemps à entrer avant de se rendre compte que son compagnon était toujours à l'intérieur. Monsieur Hudson et les trois pirates. Ils réclamaient de l'argent que leur devait Monsieur Hudson. Une histoire de jeux d'argents et de paris stupides décidés sur des coups de folies, à une taverne, lorsque l'on est saoul. Un regrettable pari. Monsieur Hudson était pauvre. Mais en tournant le regard vers Anne, ils surent trouver leur paiement. Anne eut beau agiter son poignard dans tous les sens, seule contre trois pirates, elle ne put rien. Ni même Monsieur Hudson. Qui, dans un coup de tonnerre, s’effondra. Inerte.

Vieux souvenirs. Vieux traumas.

Lorsque la maison fut vide, Anne se traîna vers le cadavre de son ami. Ses yeux exorbités ne vivaient plus. Elle l'enterra sur la plage pour qu'il soit près de la mer, comme il l'avait toujours souhaité. Puis elle emménagea dans la maison de Monsieur Hudson et plaça un mémorial sur la cheminée, en son honneur. Dès le lendemain, elle acheta une arme avec les maigres économies qu'elle possédait. La rage au ventre, elle hésita quelques temps à ne pas retourner le canon contre son oreille. Finalement, elle décida qu'elle serait d'avantage satisfaite de le braquer contre celle d'un pirate.

Anne proposa ses service dans tous le port. Trouvant aucun emploi et dans une misère bientôt dramatique, elle fit ce que toutes les filles sans ressources finissent par faire : Elle se prostitua.

Anne se jura que cette situation ne durerait guère. Mais après quelques mois, elle tomba de nouveau enceinte. Elle essaya d'abord de le cacher à ses employeurs. Une femme enceinte, sans homme ni travail, c'est une femme finie. Alors, elle tenta toutes les méthodes qu'elle connaissait pour faire sortir ce foutue fœtus de son bide. Lorsque rien ne marcha et qu'on lui proposa un crochet pour y mettre fin, sa tête tourna de dégoût. Elle ne réussi jamais à s'y résoudre : Elle tarda trop. Son employeur avait découvert la chose. Elle était virée. La question demeura alors : Si elle était incapable de se nourrir elle-même, comment nourrirait-elle un enfant ?

Avec son ventre qui s'arrondissait, personne ne voulut d'elle. Elle dut se résoudre à vendre une bonne partie de son mobilier pour réussir à trouve de quoi se sustenter. Finalement, trouvant des amies autour d'elle, ces dernières l'aidèrent à rejoindre les deux bouts et l'entourèrent comme une famille lorsqu'elle hurla qu'elle allait accoucher. Et alors qu'on lui ordonnait de respirer et de pousser, Anne se maudissait de ne pas avoir expulsé ce chiard plus tôt. Dieu la maudissait de lui mettre un gosse sur les bras.

Après deux heures, lorsque l'enfant fut lavé et qu'on assura qu'il fusse miraculeusement en bonne santé, on voulu le déposer dans les bras de sa mère. Elle le refusa. Elle l'avait porté et supporté neuf mois dans ses tripes. Maintenant, elle était libre. Qu'on la laisse tranquille.

Ses amies s'occupèrent d'elle et du bébé dont elle tarda à donner un prénom. Puisqu'elle avait souffert et qu'elle allait souffrir pour lui, elle décida de ne le baptiser d'un nom qu'une fois qu'elle sera sûre de son choix. En attendant, il s'appellerait Bébé. Finalement, lorsqu'Anne fut de nouveau sur pied, elle se mis de nouveau en quête d'un travail. Refusant absolument de refaire les erreurs du passé. La prostitution était plus risquée qu'elle ne se l'était imaginé.

Finalement, elle fini par trouver un travaille comme lavandière, dans le port. Assigné au nettoyage des vêtements de ceux qui la payent, elle retrouva le sourire dès lors qu'elle trouva un rythme entre les nuits de son fils et le travail qui lui offrait de quoi manger, elle et son fils. Une vie difficile mais néanmoins bien plus paisible que celle qu'elle avait eut jusqu'alors. Anne avait décidé de mettre définitivement un terme à sa vie de femme - qui n'avait jamais vraiment commencé - pour commencer celle de mère. Mère de ce petit braillard qu'elle dû apprendre à nourrir, à élever, à laver. Elle put compter sur les conseilles ici et là avant de s'habituer à ce travail à plein temps. Elle fini par apprendre à éviter les pirates. A suivre les rues toujours éclairées et à savoir où frapper si un homme se montrait peut-être trop insistant.

Anne continua ainsi sa vie paisible durant deux ans avant que son coeur et son corps ne lui rappellent que ses désirs et sentiments ne pouvaient être mis au silence. Bientôt, la vie seule se fit lourde. Elle se mis à regretter des temps plus innocents et se rappelait de ses propres jeux d'enfants à mesure que son petit garçon grandissait. Ce moment où elle rencontra Charles.

Charles était un marin. Un sale pirate. Un vaurien qui tournait autour de toutes les femmes. Beaucoup flanchaient devant son regard. D'autres lui résistèrent. Anne succomba comme beaucoup d'autres. Cependant, là où les autres avaient l'espoir, Anne savait que cette histoire ne durerait qu'un temps. Charles et Anne roucoulèrent ensemble quelques temps. Evidemment, l'inévitable arriva et après un an à se fréquenter comme des adolescents - Anne avait 19 ans et Charles, sans doute une trentaine - la jeune femme tomba de nouveau enceinte. Cette fois, elle connaissait la chanson et les choses se passèrent avec une certaine lassitude. Pendant sa grossesse, Charles continua à venir la voir. Il adorait son fils et son fils l'adorait. Anne appréciait les voir jouer. Pouvait-elle lui interdire de voir son enfant de crainte qu'il ne disparaisse et laisse dans le coeur du petit garçon un grand vide ? A Neverland, l'éternel n'est qu'éphémère. Il était préférable que son fils profite dès à présent de l'amour que ceux qui l'entouraient avaient à lui offrir avant que sa vie ne se résume qu'à de la tristesse et de la terreur. Alors, elle revit Charles souvent et leur relation devint si complice que les langues pendues les disaient mariés. Charles s'était toujours refusé au mariage. Cela semblait l'effrayer. Et Anne ne voulait pas le faire fuir. Charles semblait si fragile derrière ses airs de pirates sans foi ni loi. Il était bien plus sentimental qu'il ne voulait bien l'admettre.

Lorsqu'elle accoucha de son second fils, Charles revint très vite. Ils trouvèrent ensemble un nom pour le benjamin. Lorsque Anne comprit que Charles s'était beaucoup trop attaché, elle refusa dorénavant toutes ses avances. Charles revint souvent. Mais, elle ne désirait plus d'autres enfants et bien qu'elle en mourait d'envie pour lui, elle se sentait incapable d'assumer une nouvelle grossesse. Charles revint au moins pour les enfants. Puis, ses visites se firent de moins en moins fréquentes. Jusqu'à ce qu'il disparaisse totalement de leur vie. Heureusement, l'aîné de ses fils était encore trop jeune pour s'en souvenir. Mais gardera-t-il à jamais, dans son âme, celui de l'amour qu'un père pusse lui porter.

Bientôt, de nouveaux habitants apparurent sur l'île et le soleil devint noir comme l'encre. Le début de l'âge de Blood. Oh, cela ne changea guère les habitudes de Anne qui apprit à faire avec. Et bien que le soleil lui manquait, elle était heureuse que ses enfants n'eurent pas à avoir le souvenir de l'astre diurne.

Anne continua sa vie ainsi.

Avec son second enfant, toutefois, les choses se compliquèrent. Il fallait plus d'argent, plus de temps pour ses deux enfants, plus d'énergie. Lorsque l'un pleurait, l'autre sautait partout. Lorsque l'un tombait malade, le second suivait toujours de près. Très souvent, Anne se souvient s'être maudite : Très souvent, Anne tombait de fatigue et s'assoupissait à des moments peu opportuns. Elle se réveillait avec son aîné qui hurlait des "MAMAAAN" et elle reprenait pied avec la réalité, parfois jouant dangereusement avec la sécurité du plus jeune. A force, elle fut contrainte de demander à des amies de garder ses enfants. Une journée. Deux jours. Pour dormir. Se reposer. Son corps le réclamait et se vidait chaque jour de plus en plus.

Anne décida qu'elle devrait être mieux payée. Alors elle commença à demander du travail chez les vampires Dragomir. Elle y fut accueillie une nuit. Deux nuit. Elle lava les vêtement, fit des reprises de coutures. Puis on se mis à la courtiser. Elle repoussa chaque avance. Jusqu'au flirt de trop. Une morsure. Un éclair de passion et de douleur. Un gémissement plaintif. Elle repoussa le vampire qui la laissa s'enfuir. Courant dans la nuit dans la forêt, Anne ne souvint de la terreur qu'elle avait de croiser une autre créature plus terribles. Un pirate. Elle se souvint de sa terreur et de sa faiblesse. Et elle se souvint avoir été prise par se doute étrange. Si elle avait aimé ou pas ce mortel baiser. Qu'importe. Elle retourna au port où les pirates restaient les menaces les moins dangereuses de ce foutu caillou.

Pour accéder à une meilleure rente, Anne dû trouver un emploi en plus. A l'auberge, le gérant avait fini par bien la connaître. De réputation plus qu'autre chose mais il apprécia sa politesse et son caractère forgé dans la douleur. Il la pris à temps partiel. Au fil du temps, ses fils apprirent à vivre cet étrange quotidien et l'aubergiste accepta qu'ils restent à l'établissement, de temps en temps. Alors vint le temps des premières bêtises.

Ses fils grandirent entourés de marins et de pirates. D'histoires et de légendes. Rapidement, l'aîné se montra très énergique, tandis que le second était d'un tempérament plus calme. Cependant, tous deux avaient un amour pour les cachotteries qui ne plaisaient guère à leur mère. Séparément mais toujours régulier dans la bêtise la plus pure. Anne se fit beaucoup de soucis pour eux. Elle s'inquiéta de les voir s'intéresser aux pirates et aux voyages. Elle s'inquiéta de les voir vouloir toujours aller plus loin dans leurs jeux. Lorsqu'ils étaient sur la plage et qu'ils courraient loin. Toujours trop loin. Anne criait alors de revenir. Mais ils n'écoutaient qu'à moitié et cette profonde terreur en elle la poussait à gronder ses fils pour des bêtises qui étaient pourtant si banals à cet âge. Mais la main sur la coeur, Anne savait qu'une silhouette menaçante pouvait mettre un terme à cette vie si paisible qu'elle s'était construite.

La vie de Anne ne se résuma bientôt plus qu'à sa vie de mère. De temps en temps, on l'imaginait rencontrer des hommes. Parfois. Mais ne lui a-t-on plus jamais connu de véritable amant.

Ses fils avaient respectivement 12 et 15 ans. C'était une nuit comme toutes les autres. Sombres comme toutes les autres. Elle rentrait du travail. Lorsqu'un vieux souvenir s'éclata contre ses yeux. Une voix. Un vent mauvais. La porte de la maison ouverte. Monsieur Hudson. Ses fils. Pas encore. Anne se jeta dans la maison, prête à tuer tous ceux qui oseraient toucher à ses fils, la mort dans l'âme en imaginant qu'il soit trop tard. Elle était prête à tout ce qu'une mère est capable pour ses enfants. Tout. Mais lorsqu'elle entra dans la maison, personne. Elle hurla leur nom. Pleura. Les supplia de cesser de jouer. Mais elle ne reçu aucune réponse. Alors, elle les chercha dans le port en criant, s'époumonant jusqu'à se briser la voix. C'est un voisin qui vint la voir. Tenta de calmer son hystérie furieuse. Il la rassura.

Ses fils n'étaient pas morts. Non.
Ils étaient à la mine.

Cela fait trois ans que la tragédie est passée. Et si Anne pleure toujours ses fils disparus, elle a abandonné d'aller les chercher après avoir frôlé la mort plusieurs fois. Avoir réclamé l'aide de tous qui ne leur répondaient qu'avec des yeux désolés et impuissants. Elle pria fort pour que Dieu les lui rende mais il ne lui a pas rendu. Anne vit seule depuis trois ans. Acariâtre, mauvaise, violente et caustique. La vie la détruite. Neverland la détruite. Il ne lui reste que sa petite maison rempli de tant de souvenir d'horreur, pour pleurer.  Sa petite tragédie. Sa chienne de vie.



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MessageSujet: Re: In the dark of the night • Anne   Ven 7 Juil - 8:29

Re-bienvenu ^^ et bonne chance pour ta fiche ^^ notre premier vampire et en plus un "gentil" ^^ ah au fait tu as oublié le "k" de dark dans le titre XD


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MessageSujet: Re: In the dark of the night • Anne   Ven 7 Juil - 9:53

ooooooooooooh un joli garçon, re bienvenue ^^
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MessageSujet: Re: In the dark of the night • Anne   Sam 8 Juil - 20:16

J'adore ton nouveau personnage ^^ L'histoire est superbe et tragique. J'ai vraiment hâte de voir la suite de ce personnage et surtout de rp avec Very Happy Enfin une vraie femme (humaine) !
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MessageSujet: Re: In the dark of the night • Anne   Sam 8 Juil - 21:45

Bienvenue sur le forum Very Happy
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MessageSujet: Re: In the dark of the night • Anne   

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